
Objectifs
Après que des difficultés cognitives (trouble de l’attention, de la mémoire, des fonctions exécutives…) aient été clairement identifiées au moyen du bilan neuropsychologique, différentes pistes de prise en charge peuvent être envisagées. L’une d’elle est la remédiation ou la stimulation cognitive qui consiste à travailler, stimuler les fonctions cognitives perturbées tout en se reposant sur celles qui sont préservées afin de promouvoir l’autonomie fonctionnelle du patient. Autrement dit, en fonction de la situation, l’objectif est de tendre vers une récupération partielle ou totale de la fonction perturbée ou de trouver des stratégies de compensation pour continuer à réaliser les tâches quotidiennes et préserver le fonctionnement dans les domaines scolaires, professionnels ou encore social.
Déroulement
L’une des clés de la remédiation cognitive est la compréhension, par le patient et/ou son entourage, des mécanismes à l’oeuvre dans le fonctionnement “normal” ou optimal d’une fonction cognitive et des processus impliqués lorsque cette même fonction cognitive est perturbée. Il s’agit d’une forme de métacognition ou de psycho-éducation qui va permettre au patient et à son entourage de passer d’une position d’observateur/receveur à une position d’acteur de la rééducation cognitive. Comme l’a dit Benjamin Franklin : “Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends.”. Ainsi, plus le patient et ses proches vont comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans les difficultés rencontrées, plus il sera aisé de les impliquer dans la prise en charge et donc d’ajouter à l’efficacité de celle-ci.
Plus concrètement, les séances de stimulation ou de remédiation cognitive durent environ 45 min à 1 heure. Elles consistent en la réalisation d’exercices sous différents formats (papiers-crayons, ordinateur, jeux divers…), chacun d’eux visant spécifiquement à travailler une ou plusieurs fonctions cognitives données, en fonction des objectifs de la rééducation. Dans le cadre de cette rééducation, des aménagements, des applications et des exercices pratiques peuvent également être envisagés dans le quotidien.
La durée d’une prise en charge en remédiation cognitive varie d’un individu à un autre et va notamment dépendre de l’intensité des troubles, du rythme de chacun et des progrès réalisés.
Une question ? Un renseignement ?
Ou
